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Dr Jean-François Baron

Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique.


Dr Jean-François Baron

Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique.


CHIRURGIE DE LA SILHOUETTE

Concerne toute technique permettant de modifier l’enveloppe corporelle dans ses excès ou ses manques ; selon l’importance, le type (cutané et/ou graisseux), la localisation du préjudice, différents procédés plus ou moins invasifs, souvent associés et complémentaires sont d’actualité.

La liposuccion (ou lipoaspiration ou liposculpture) : depuis son avènement (DR ILLOUZ, France) est devenue l’intervention la plus pratiquée au monde ; quelles que soient ses modalités (sèche ou humide, assistée mécaniquement ou par ultrasons, superficielle ou profonde), son principe est de réduire les surcharges localisées de la silhouette par aspiration du tissu graisseux : limitée à 5% du poids corporel, elle est réservée, chez un sujet ayant une hygiène diététique et sportive normalisée, aux zones « fixant » la graisse (par opposition aux graisses libres sensibles au régime): ceinture abdominale chez l’homme et la femme, culotte de cheval, face interne des cuisses et des genoux, jambes en poteau….

La qualité des résultats est liée à la capacité rétractile de la peau sus-jacente (d’où le port de vêtements de compression type lipopanty) ; certains ont proposé l’utilisation des ultrasons qui permettrait une meilleure rétraction cutanée mais ce type de technique est resté confidentiel car d’efficacité contestée et de maniement délicat (risque de brûlures cutanées) ; l’adaptation cutanée sur le volume graisseux résiduel n’en est pas moins l’enjeu de toute lipoaspiration dont les indications sont donc pesées par rapport à la chirurgie des excédents cutanés à laquelle, en tant qu’outil de base du plasticien elle se retrouve d’ailleurs pleinement intégrée.

Rappelons que sa pratique ne se conçoit qu’encadrée de toutes les précautions d’usage en matière de chirurgie corporelle (prévention thrombo-embolique) ; si certaines équipes ont pu la proposer dans la prise en charge de l’obésité (en la pratiquant pour des volumes importants et de façon itérative), elle ne constitue pas dans le cadre des pratiques médicales en vigueur, un traitement des surcharges pondérales, son indication reste esthétique, sur poids stabilisé.

La lipostructure (ou greffe adipocitaire autologue ou lipofilling) : codifiée dans ses principes par COLEMAN au niveau de la face pour de petits volumes, elle est maintenant utilisée en pratique courante sur toute la surface corporelle ; la réutilisation dans le même temps de la graisse aspirée offre la possibilité de véritables « silhouettoplasties » en regalbant par exemple les fesses à l’aide de la graisse prélevée sur les hanches, combinaison logique de techniques qui a bénéficié ces dernières années d’améliorations et innovations nombreuses dans les procédés de prélèvement et de préparation de la greffe adipocytaire, chaque auteur ou concepteur apportant sa touche :

  • Sur le mode de recueil de la graisse, récipient de « harvesting » inclus dans le circuit de l’appareil de lipoaspiration « LIPOJET», recueil simple par bocal de drainage interposé ou à la seringue
  • Sur le traitement de la graisse, par centrigugation, filtration, décantation, procédés plus ou moins associés entre eux selon un système « maison » ou consommable spécifique
  • Sur le mode et le volume de réinjection…

    L’appareillage de lipostructure fait maintenant partie de l’instrumentation habituelle de tout chirurgien pratiquant la chirurgie corporelle.
    Rappelons ici quelques indications particulières à la lipostructure où l’épaississement tégumentaire est recherché: lipopenoplastie, rajeunissement de la face dorsale des mains…

  • La Chirurgie corporelle
    Sont citées à ce titre les techniques de résection cutanée (dermolipectomies) selon leur topographie et les techniques spécifiques aux fesses.
    Plasties abdominales : indiquées à partir du moment où le relâchement des tissus ne permet pas à la seule lipoaspiration de corriger la silhouette, elles laissent une cicatrice sus-pubienne dont la longueur est proportionnelle à l’importance de l’excédent cutané abdominal :

  • minime dans le minilift abdominal dont l’effet est limité à l’étage sous-ombilical
  • d’une épine iliaque à l’autre dans la dermolipectomie abdominale classique avec transposition (ou plus rarement abaissement) de l’ombilic, souvent associée à une lipoaspiration et une remise en tension de la paroi musculaire, pouvant bénéficier d’une prise en charge SS sous réserve de critères anatomiques précis

    Dermolipectomies des membres : destinées à corriger un relâchement cutané induit par l’âge ou un amaigrissement important, elles enlèvent l’excès de peau au prix d’une cicatrice plus ou moins facile à dissimuler :
  • le long de la face interne des bras pour le lifting des bras
  • dans le pli inguino-crural pour le lifting de la face interne des cuisses
  • le long de la face interne de la cuisse pour une remise en tension globale

    Bodylifts : interventions spectaculaires réalisées après amaigrissement massif (chirurgie baryatrique) permettant d’absorber l’excédent cutané constitué en dessus et en dessous de la taille par une cicatrice circulaire intéressant toute la circonférence du tronc et située :
  • soit en position basse sous ombilicale, dans le prolongement d’une cicatrice de plastie abdominale pour un bodylift inférieur
  • soit en position haute sus-ombilicale, dans le prolongement d’une éventuelle cicatrice de plastie mammaire pour un bodylift supérieur

    Chirurgie des fesses : auparavant limitée à la lipostructure et au lifting obtenu au cours d’un bodylift inférieur (technique promue par notre ami JF PASCAL, référent incontesté en la matière), elle bénéficie d’évolutions techniques récentes avec :
  • les implants fessiers devenus une procédure fiable sous réserve d’indications précises : introduits par une courte voie d’abord dans le sillon fessier, les prothèses produisent un galbe rebondi au sommet des fesses
  • les liftings fessiers : selon indication également, sont décrits des procédés non invasifs par fils tracteurs, adaptables à d’autres régions corporelles, concepts prometteurs en cours d’évolution technique qui feront sans aucun doute évoluer la spécialité

  • PRIX : grande variabilité selon plateau technique et associations, fréquence des actes mixtes combinant à la chirurgie non conventionnée (lipoaspiration) une prise en charge SS (accord préalable sous réserve de critères anatomiques) possible dans certaines indications (lipectomies post-amaigrissement):
  • de 2000 à 4000€ selon le nombre de sites pour une lipoaspiration isolée
  • de 3000 à 5000€ pour une plastie abdominale non conventionnée, selon importance du geste et temps passé

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